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Les 3 premiers tomes d’Ythaq

Date : lundi 11 décembre 2006 à 17h59 • Mise à jour : jeudi 28 octobre 2010 à 10h11
Numéro : 14/553 • Auteur : • Lien court : http://ekh.io/7g

Catégorie : Ythaq • Tags : , , ,
Cet article est vieux de 12 années. Certaines informations peuvent être obsolètes, et le style d'écriture est peut-être un peu jeune. Merci d'en tenir compte, n'hésitez pas à le mentionner en commentaire, et bonne lecture !

Ayant fêté en famille mon anniversaire il y a peu, mon père m'a offert les trois premiers tomes de la série de BD "Les Naufragés d'Ythaq" (série qui en compte 4 actuellement). Etant donné que je viens juste de finir de les lire, je vous propose un article dessus, afin de vous dire ce que j'en pense...

Ayant fêté en famille mon anniversaire il y a peu, mon père m'a offert les trois premiers tomes de la série de BD "Les Naufragés d'Ythaq" (série qui en compte 4 actuellement). Etant donné que je viens juste de finir de les lire, je vous propose un article dessus, afin de vous dire ce que j'en pense...

Tout d'abord, il est bon de préciser que le scénariste est Arleston, l'un des grands acteurs des Productions Soleil. Il s'agit ni plus ni moins du père de la série "Lanfeust de Troy" et de toutes les séries dérrivées, ainsi que d'un grand nombre d'autre séries Soleil : les "Forets d'Opale", le "Chant d'Excalibur", les "Feux d'Ashkel", "Elixir", etc... Arleston est un auteur très prolifique et dont l'imagination semble ne pas avoir de limites, mais on peut aussi lui reprocher d'être dans une logique un peu trop commerciale ! Je dis ça en voyant la maniére dont il tire sur la corde pour faire toujours plus de tome autour du monde de Lanfeust (série qui marche trés trés bien) au large détriment du scénario ; ou encore le nombre de séries avortées qui avait été lancées sur une seule idée de départ avec rien d'autre autour ("Elixir" est un bon exemple).

Mais pourquoi vous dis-je tout ça ? Et bien, parce qu'il sera difficile de parler des "Naufragés d'Ythaq" sans faire aucune comparaison avec Lanfeust. Cela dit, il est temps d'entrer dans le vif du sujet...

L'histoire commence à bord d'un vaisseau spacial de croisière de la compagnie Silver Star Lines : le Brume de Comète. Le lieutenant Granite, séduisante demoiselle ayant le méchant défaut de ne jamais entendre son réveil, écope d'une sanction en tenant l'un des nombreux bars du vaisseau pour un laps de temps indéfini. Alors qu'elle fait connaissance avec la capricieuse Calista (cliente de la croisière) et tandis que le technicien Narvath effectue une réparation de routine non loin, le vaisseau a une grave avarie incompréhensible. Nos trois protagonistes disposent alors d'une incroyable chance en s'isolant du reste du vaisseaux et s'écrasent dans une capsule de secours sur une planète étrange et non répertoriée : Ythaq. Sur ce monde aux allures fortement médiévales, de nombreuses races différentes cohabitent. Certains disposent de pouvoirs défiant toute explication rationnelle, mais le plus étrange est que la plupart des habitants d'Ythaq semblent relativement habitués aux crash de vaisseaux, au point que les autorités recherchent systématiquement d'éventuels survivants ! Dans ce contexte, Granite va se faire un devoir de retrouver d'éventuels autres survivants du naufrages, tout en protégeant Calista et en essayant de trouver un moyen de repartir... Cependant Ythaq cache bien de secrets...

Il y aurait encore beaucoup à dire sur l'histoire, mais au delà, je commencerais à vous en révéler trop. Alors, que dire de ces trois premiers tomes ?!

Tout d'abord, l'idée générale est excellente. Le mélange SF/Fantasy est toujours hasardeux et souvent stéril. Mais ici, le mélange prend très bien, c'est un fait ! L'idée de naufragés de l'espace perdus sur un monde moyen-ageux passe très bien, et le fait qu'ils aient à s'accoutumer à Ythaq tout en recherchant leurs pairs et en étant recherchés pour une raison inconnue promet de nombreux rebondisements dés les débuts de l'histoire.

Chaque tome est équilibré et apporte son lot de révélations, créant ainsi de nouveaux axes pour l'histoire. L'histoire, bien qu'un peu simpliste si vous vous référez seulement à mon résumé ci-dessus, s'étoffe rapidement en réalité et Arleston nous offre de magnifiques noeuds scénaristique (mention spéciale pour le bel imbroglio du tome 2) tout en donnant progressivement une dimension épique à la quète des personnages, celle-ci se révélant beaucoup complexe et étrange au fur et à mesure. On peut noter aussi que l'histoire n'est pas fixée d'avance. Je veux dire par là qu'elle ne se terminera pas simplement avec la décrouverte des autres naufragés. Point. En réalités, elle évolue au fur et à mesure que l'on découvre que les conditions du naufrage et même les origines d'Ythaq sont plus qu'obscures. A ce niveau, je crois pouvoir affirmer que le scénario et donc bien plus poussé que pour Lanfeust.

Concernant l'ambiance et la description du monde d'Ythaq, en revanche, on ne peux pas en dire autant. Nos connaissances (en tant que lecteur) sur cette planète n'avancent pas très vite, chose qui était l'un des points fort de Lanfeust. L'idée des "noeuds telluriques" ainsi que des zéphyrs/brasiers/etc est sympa sans pour autant être aussi originale que les multiples pouvoir sur Troy (monde de Lanfeust). La géographie ou les fonctionnements politiques sont trés flous pour Ythaq, tout comme les différentes races qui la peuplent. On peut d'ailleurs emmettre une critique ici : les méchants ont systématiquement une tête de pseudo-squelette...

Les personnages en eux-même, bien qu'assez stéréotypés, sont tout de même interessants. Granite, en tant que membre de l'équipage du Brume de Comète. considère comme son devoir de retrouver d'autres naufragés... Cela fait d'elle l'héroine de cette série, mais ne l'empèche pas d'avoir des faiblesses. Narvarth, le technicien poète au grand coeur, laisse souvent parler son instinct avant sa raison. Calista est peut-etre la plus difficile à cerner : prétentieuse, égoiste, vénale, ne voyant que son interet au détriment parfois de la vie d'autrui ; on a du mal à comprendre si elle le fait exprès ou si elle pense réellement ainsi. Elle semble doucement évoluer dans le 3eme tome, mais ce n'est peut-etre qu'une impression.

A cette joyeuse bande se joignent de manière permanente le banfoo Krurgor (les banfoos sont de courts bipèdes aux allures de morses) et le feng Tao (les sages fengs sont des humanoïde aux facies mi-félin, mi-canidé). Le premier, bourrin avant tout, ne se sépare jamais de sa hache, tandis que Tao (qui lui, ne se sépare jamais de ses livres) guide la petite troupe à travers Ythaq...

Les relations entre personnages sont assez basiques mais on en demande pas forcément plus ; exception faite cependant de l'interressant trio amoureux que forment Granite (séduite par Narvath), le jeune technicien (sous le charme de Calista) et Calista (plutôt interessée par... Granite ! Pourquoi pas.).

Concernant les dessins, il y a beaucoup de bon et un peu de moins bon. Globalement, les dessins sont irréprochables. Les couleurs sont bonnes, les différentes races et monstres sont crédibles et les paysages sont exotiques sans être farfelus. De plus, Floch dessine à merveille les corps féminins (et n'hésite pas à le montrer). Mais dans le détails, on peut faire quelques repproches au dessinateur : Granite, pour commencer, a une forme de visage étrange (un peu trop simple peut-etre) et j'ai vraiment du mal à comprendre la texture de ses cheveux. Plus généralement, on peut reprocher à pas mal de cases du tome 3 d'être sur fond blanc ; ça ne gene en rien la lecture, mais c'est un peu dommage...

Pour conclure, "Les Naufragés d'Ythaq" m'a vraiment convaincu en de nombreux points, mélant SF et Fantasy, guidé par un scénario épique, complexe et évolutif, et aux dessins globalement très beaux. Le tome 4 étant déjà sorti depuis un petit moment, j'aime autant vous dire qu'il me tarde de le lire (je vous ferais un article dessus). Tout ce que j'espere, c'est que la série ne tombera pas dans le pur commercial ; et qu'Arleston sait où il va avec son scénario. Cette série me rappelle aussi fortement une autre série du nom d'Anachron, celle-ci était prométteuse avant qu'elle ne soit baclée dans ces 2 derniers tomes. Espéront qu'il n'en sera pas de même ici...

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10 commentaires

  1. J’ai du lire les deux premiers tomes, que j’avais apprécié. Cependant pas au point de vouloir me faire les acheter à tout prix (pas comme les thorgal quoi ^_^).

    Une Bédé sympatoche pour passer un bon moment, mais on retrouve très fort la touche de lanfeust, forêt d’opale, etc… Et bien que l’univers soit différent, l’histoire aussi ainsi que les perso, eh bien, j’ai quand même ressenti une sorte de déjà vu.

    Peut être parceque les personnages sont tous plus ou moins caricaturaux. Oui, je pense que c’est de la que vient mon impression : le même ressenti vis à vis des personnage.

    Prenons lanfeust : cixi = Calista, feng tao = nicolede, Krurgor = hébus, Granite = lanfeust?(mes souvenirs sont flous). La même recette du trio amoureux(pas tout à fait mais bon)…

    Qu’en penses tu ?

  2. C’est sûr que Ythaq n’est pas au niveau de Thorgal, mais je pense que ce n’est pas vraiment comparable on plus…

    Il est clair que l’on sent fortement la touche Lanfeust, je le dis d’ailleurs dans mon article. Mais à mon avis, de ma même maniere que l’on peut retrouver le style d’un auteur de roman dans 2 romans différents, pas plus !

    Comme je le dis, le scénario est plus aboutit dans Ythaq, bien que l’ambiance et l’univers soient moins fouillés.

    Concernant les personnages, on retrouve le même genre, mais c’est aussi classique pour ce genre (fantasy épique). Dans un autre registre (que tu n’auras aucun mal à localiser), on pourrait aussi dire :
    Lanfeust = Rand
    Cixi = Mat
    Cyan = Perrin
    Hébus = Lan
    Nicolede = Moiraine
    Magohamot = Pouvoir unique
    Epée au pommeau d’ivoire = Calandor
    etc…

    Pour reprendre ta comparaison, Callista me semble bien pire que Cixi (qui finit par combattre Thanos indépendament de Lanfeust). Tao est plus aventurier que Nicolède, Krugor est moins pire qu’Hébus, Lanfeust correspondrait plutot à un mélange Granite/Narvath…

    Et l’avantage de Ythaq sur Lanfeust, c’est que le mix SF/Fantasy est infiniment mieux réussi. 🙂

  3. Je trouve ta comparaison très interessante !
    avec juste un petit bémol pour :

    Hébus = Lan. Là je proteste, Lan est super cultivé et très profond, alors que hébus, il aime juste s’amuser XD

    Et de façon général, les persos sont plus fouillé dans la roue du temps (en même temps, BD et livre, forcement on a pas le même niveau de description)

    Sinon, oui, je suis globalement d’accord avec ce que tu dis. Mais je n’arrive pas à me dire que j’ai été enthousiasmé par Ythaq. J’ai juste passé un bon moment ^_^

  4. Non, bien sûr, j’exagère un peu les comparaison. C’est sûr que Hébus ne ressemble pas des masses à Lan. Et il est certains que les personnages d’un roman (et d’autant plus d’une série de 12 romans) sont beaucoup plus fouillés que des personnages de BD.

    Moi, j’avoue franchement que j’ai été séduit par Ythaq. Peut-etre pourras-tu les relire à l’occasion, voir si tu ne change pas d’avis…

    Au fait, le tome 5 sort aujourd’hui !!!

  5. pas de soucis pour les relire ^^

  6. J’ai trouvé les 2 premiers tomes chez mes beaux-parents, ce qui m’a permis de découvrir cette série. J’avais jusque là était rebutée par les dessins (que personnellement je trouve loin d’être extraordinaires, j’y reviendrai plus loin) et le nom du scénariste.

    J’ai plutôt bien aimé. Pas au point d’acheter la BD, mais j’essaierai de lire la suite (en les empruntant à quelqu’un par exemple ^^).
    Comme l’a dit Coco, le mélange SF / fantasy passe bien, nettement mieux que dans Lanfeust des Étoiles. Je trouve que c’est en grande partie dû au fait que le côté SF est vite mis de côté, Arleston m’ayant l’air bien meilleur pour imaginer des mondes de fantasy que de la SF (« douche moléculaire à pulsations ionisées relaxantes », pour moi c’est assez ridicule, mais soit). L’univers est sympathique, également.

    Malheureusement, la BD n’est à mes yeux pas exempte de défauts. En fait, ce sont exactement les mêmes que dans toutes les BD d’Arleston.

    Commençons par les dessins où Arleston n’a manifestement pas les mêmes goûts que moi en la matière. Ce n’est pas repoussant ni même moche, pour moi c’est tout simplement sans âme. Idem pour la colorisation informatique. C’est lisible et efficace, mais ça s’arrête là. Comme dans 90% des BD de fantasy à la soleil, les personnages féminins censés être sexy ont tous le même corps et la même tête, seuls les cheveux et les vêtements changent (elles doivent aussi avoir toutes la même voix d’ailleurs, cf fin du tome 1 et tome 2).

    Le gros point noir, ce sont les personnages, bien stéréotypés comme toujours chez Arleston : c’est agaçant. Nous avons ici un technicien benêt (toutes les BD d’Arleston ont leur benêt), une blonde énergique (peut-être le personnage le moins pénible du lot), une exaspérante brune capricieuse (c’est exactement le même caractère que la princesse d’Elixir, quelle originalité), un bourrin qui fofotte (l’accent est pénible à la longue, au passage) et un sage avec des livres.

    Enfin, dernier point qui m’a agacée : quelques facilités scénaristiques, voire incohérences. En vrac :

    – les pouvoirs liés aux éléments ne sont censé fonctionner qu’aux noeuds telluriques. Ok, mais Granite arrive à utiliser son pouvoir de brasier à chaque fois qu’elle en a besoin : elle a de la chance d’être toujours sur un noeud ? Je sens venir gros comme un stéréotype de personnage d’Arleston que pour les besoins du scénario on aura droit à « oh mince, là ça ne marche pas, je ne suis pas sur un noeud ». Bref, une source de rebondissements faciles. Mouais.

    – la relation triangulaire entre Granite, Narvath et Callista m’a inspiré à peu près la même pensée que dans un commentaire de Bdthèque. Je cite : « qu’un benêt s’amourache d’une femme fatale, je comprends, mais qu’une femme d’action et de tête semble s’éprendre de ce même benêt, voilà qui me dépasse, surtout lorsqu’il n’y a aucun indice qui pourrait expliquer pourquoi ».
    Là encore, ça sent la facilité, et le prétexte pour des répliques assez niaises et prétendûment comiques « Narvath je dois te dire.. et puis en fait non ».

    – Ophyde qui sort « la chair ne m’intéresse pas plus avec les femmes qu’avec les hommes » et qui se révèle être la maîtresse de Dhokas. Enfin, là, admettons que ce soit purement intéressé pour soumettre Dhokas à sa volonté. Ça peut passer.

    – Callista qui prend la place d’Ophyde : cela donne une suite intéressante, c’est vrai, mais cela reste quand même très invraisemblable. Certes, Callista a la même forme de visage et le même corps qu’Ophyde (et que toutes les autres belles femmes de la série d’ailleurs, cf plus haut), mais elle a quand même un grain de beauté assez visible (je dois donc reconnaitre qu’il n’y a pas que les cheveux qui changent, c’est vrai). Et surtout, elle ne doit pas avoir la même voix. Pourquoi les autres mettent-ils autant de temps à réagir ? Il n’y a quand même pas que sa soeur et dans une moindre mesure Dhokas (il en met du temps à comprendre, le bougre) qui savent reconnaitre sa voix ?

    C’est dommage parce qu’à côté de tout cela, l’histoire est très prenante, et l’univers a l’air bien sympathique.

    Cela reste quand même du bon Arleston. J’essaierai donc de lire la suite à l’occasion, même si j’ai cru comprendre que (ô surprise !), ça finit par trainer en longueur sur les 9 tomes.

    Je crois qu’Arleston devrait s’associer avec un autre scénariste pour tout ce qui est création de personnages, faire lui-même l’univers et la trame globale de l’histoir et se restreindre à 5 tomes maximum (pour le choix du dessinateur et du coloriste, c’est plus subjectif par contre). Là il aurait vraiment moyen de faire quelque chose d’excellent.

  7. Bon, j’ai pas lu Ythaq, mais je me permets quand même de commenter, parce que ce soit sur cet article ou sur d’autres articles BD, j’ai vu pas mal de mépris pour Arleston sur ce blog, alors faut bien que quelqu’un se colle à le défendre !

    Moi je trouve qu’il a fait assez de « bonnes oeuvres » pour mériter le respect : la première saga Lanfeust, et Les forêts d’Opale. Il a fait quelques autres oeuvres moins bonnes, mais bon on peut pas être génial tout le temps, et il a fait – je l’admets – pas mal d’oeuvres faiblardes notamment dans l’univers étendu de Troy, mais bon, tenait-il tant que ça à multiplier les spin-offs de son Lanfeust, ou ne faut-il pas y voir une simple oeuvre de commande motivée, par le seul merchandising de Soleil ? D’ailleurs tout n’est pas non plus à jeter dans ces spin-offs, Les conquérants de Troy par exemple se tient à peu près pour l’instant…

    Je ne pense pas personnellement (même si je peux me tromper) qu’Arleston ait pris la grosse tête de sa relative célébrité, quand on se penche sur l’histoire de la BD être le « chef d’écurie » d’un éditeur est loin d’être enviable, obligé de mener de front plein de séries-phare « parce qu’elles marchent » sans pouvoir faire faire les séries qu’on aurait envie de faire…
    Rappelons-nous que si Franquin, à une autre époque, nous a offert cette oeuvre magistrale que sont les Idées Noires, c’est parce que la pression de chez Dupuis lorsqu’il dessinait leur mascotte Spirou le poussait réellement au bord de la dépression !

  8. Mon commentaire était si méchant que ça ?

    Comme dit, j’ai trouvé cette BD plutôt bonne. Si j’ai surtout insisté sur les points que je trouvais négatifs, c’est parce qu’Ekho a déjà décrit tous les points positifs dans son article, et que je n’aurais rien dit de plus.

    En ce qui concerne Arleston, ce n’est pas la question de mépriser ou d’estimer la personne, mais d’évaluer son oeuvre en tant que lectrice. Concrètement, dans chacune de ses BD, ses personnages sont stéréotypés, Lanfeust ou les Forêts d’Opale (BD que personnellement je ne trouvent pas fabuleuse, loin de là) ne faisant d’ailleurs pas exception. J’avoue que cela finit par m’agacer, et je ne vois aucune raison d’occulter cet aspect gênant sous prétexte que Lanfeust est une très bonne BD.

    Après, a-t-il vraiment voulu multiplier les séries et les faires trainer en longueur (les Forêts d’Opale que tu cites en sont à mon avis un très bon exemple) ou est-ce essentiellement la volonté de l’éditeur ? C’est un autre débat. Il n’en demeure pas moins que lorsque je vois « Arleston » comme scénariste, je pars avec des a priori, qui malheureusement se vérifient lors de ma lecture.

  9. Non, ton commentaire en particulier n’était pas particulièrement méchant, mais ce n’est pas la première fois que je lis des remarques à propos d’Arleston qui sonnent un peu comme « c’est pas mal, mais c’est du Arleston, alors de toute façon, il fera pas mieux ». Maintenant, peut-être que je sur-interprète.

    Pour en revenir plus ici au problème pointé, je trouve les personnages d’Arleston beaucoup moins stéréotypés que toi, ou du moins, je trouve que lecteur n’est pas innocent, car dès lors qu’un personnage n’est pas profondément cerné psychologiquement par l’auteur dès le début, c’est bien le lecteur, et lui seul, qui projète sur le personnage ces propres schèmes d’analyses et ses propres stéréotypes !
    Je m’explique : quand on fait une oeuvre de fiction qui se veut centrée sur l’action et non sur la psychologie (et c’est clairement le cas des séries d’Arleston), il y a deux manières d’aborder la présentation des personnages (qui dépend aussi de la longueur prévue pour le récit) : soit on met dès le début en exergue quelques caractéristiques « uniques » (une seule suffit) qui d’emblée vont personnaliser le personnage (formule préférentielles pour les récits courts, les contes, les nouvelles, les films, les BD one-shot, etc.), soit on minimise l’exposition (voire on la zappe complètement avec un commencement « in medias res », quitte à faire des flashbacks plus tard) et on pose un archétype, qu’on pourra en suite nuancer progressivement, au fur et à mesure que le lecteur deviendra plus familier avec lui, et approcher plus son intimité (formule qui nécessite une certaine longueur minimale pour fleurir, et qu’on retrouve donc particulièrement dans les sags, les cycles de romans ou de BD, et les séries TV).

    Arelston fait peu de one-shots : on peut trouver que parfois il prends trop son temps et perd du rythme à penser ses aventures en 4 à 8 tomes, d’un autre côté, ses quelques one-shots comme les derniers Trolls de Troy sont de tellement mauvaise qualité (à mon goût), je préfère encore qu’il fasse des séries en 8 tomes, quitte à avoir certains tomes un peu plus mou. Du coup, il favorise clairement la seconde formule.
    À partir de là, peut-on réellement dire que ses personnages sont stéréotypés ? Au tome 1, quelle que soit la série, oui. Mais ne fois l’aventure terminée, non ! Pour prendre Lanfeust qui est probablement sa série la plus connue et donc que je pense chacun ici connaît au moins de nom, faîtes l’expérience de relire la saga en commençant au tome 5 (et en faisant semblant d’oublier temporairement les précédents) : vous verrez que Cian et Cixi sont bien moins stéréotypées, et bien plus profondes dans leurs personnalité et leurs choix, que ce que les premiers tome nous laissaient croire.
    Ça a d’ailleurs été ma grande déception dans Lanfeust des Étoiles : nouveau cycle, nouvelle aventure, nouveau décor, etc. – et possible nouveau lectorat, donc on remet les compteurs à zéro, Cixi et Lanfeust redeviennent à peu de choses prêt superficiels dans leur traitement.

  10. C’est assez amusant que vous ayez ressorti ce (très) vieil article, car mon prochain article (actuellement écris à 65%) portera précisément sur le dernier tome d’Ythaq ! Et autant vous le dire dés maintenant, ce n’est pas fameux !

    Du coup, je te déconseille de lire la suite d’Ythaq, Eldermê, car à mon sens, les 2 premiers tomes sont de loin les meilleurs, les 3 suivants ne sont pas mauvais, puis ça ne fait que faiblir sur les 4 derniers.

    Quand à Arleston, je rejoins un peu l’avis de Dark Para. Il faut lui reconnaitre un chef-d’oeuvre en « Lanfeust de Troy » (je suis beaucoup plus dubitatif pour les Forêts d’Opale) ! Bien sûr, ça n’excuse pas les mauvaises séries qu’il a pu faire ensuite, mais le premier cycle de Lanfeust tient quand même pas loin du génie ! C’est difficile à remettre dans le contexte aujourd’hui, car beaucoup d’autres excellentes BD de fantasy sont sorties depuis, mais si Lanfeust sert souvent de comparaison dés que l’on évoque une de BD de fantasy, finalement, ce n’est pas pour rien !

    Là aussi, le débat est amusant, car je suis précisément en train de lire « Lanfeust des Etoiles », que je n’avais jamais lues en fait. Et bien, je trouve que s’il est assez difficile d’entrer dans la première moitié du cycle, l’ensemble n’est pas si mauvais (attention aux spoilers : je n’ai pas encore lu les deux derniers tomes). Bien sûr, on sent qu’Arleston tire un peu sur la corde, et que la gestion des persos n’est pa son fort, mais on sent une réelle volonté d’offrir un scénario cohérent, murement pensé et bien articulé autour du premier cycle (quelle est l’origine de Troy ? qu’est-ce que le Magohamoth ? Pourquoi Lanfeust et Thanos ont-ils accès au pouvoir absolu ? Autant de questions qui n’avaient aucune réponse dans le premier cycle). En fait, ce second cycle de Lanfesut me fait beaucoup penser à « REtour vers le futur II » : pas prévu à l’origine, les auteurs ont fait des efforts pour intimement le lier au premier opus. De même, j’ai lu le tout premier tome des « Conquérants de Troy », et je reconnais que ce n’est pas fondamentalement mauvais… Affaire à suivre…

    Au fait, saviez-vous qu’Arleston est le scénariste du prochain Asterix ?!

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