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Le paradoxe de l’ingénieur

Date : Lundi 27 avril 2009 à 13h33 • Auteur :
Lien court : http://u.ekhorizon.com/1k

Catégorie : Humour • Tags : , , ,

Un petit dessin humoristique on ne peut plus vrai ! J’aime beaucoup.

Voici un dessin humoristique anodin mais extrêmement vrai.

En tout cas, en ce qui me concerne, c’est vrai que ça s’applique à 100%.

C’est marrant comme on peut chercher à appliquer les connaissances scientifiques qu’on a dans certains cas, et en faire totalement abstractions dans d’autres cas pourtant similaires ! D’ailleurs, en général, le public le plus accroc aux productions fantastiques, fantasy ou science-fiction (BD, films, livres, séries…) sont des scientifiques.

… Paradoxal !

Article mis à jour le 13 septembre 2010 à 13h51

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10 commentaires

  1. Je ne partage pas du tout ton opinion ;)

    Déjà, pour moi, cette situation n’a rien de paradoxal. Le contexte n’est clairement pas le même dans un film/roman/BD/whatever qui se veut réaliste que dans une œuvre de fantasy/fantastique/SF où les éléments irrationnels font partie intégrante de ce type d’œuvre (donc doivent être admises, sinon, on lit autre chose et on va pas se plaindre !). Dans le premier cas, si une scène est scientifiquement impossible alors que le film prétend être d’un réalisme à toute épreuve, le spectateur ou le lecteur qui dispose d’un minimum de culture scientifique a l’impression qu’on le prend pour un crétin. Dans le second cas, le lecteur ou spectateur a librement consenti à regarder/lire une aventure qui n’est pas censée se passer dans notre monde à nous.

    "D’ailleurs, en général, le public le plus accroc aux productions fantastiques, fantasy ou science-fiction (BD, films, livres, séries…) sont des scientifiques."
    Je ne suis pas convaincue. Je ne me prononcerai pas de manière ferme sur le fantastique, ne m’intéressant pas plus que ça au genre, mais pour moi, c’est plutôt un "truc de littéraire" (je ne dis pas ça pour déprécier les littéraires, hein). D’ailleurs, certains professeurs de français m’avait fait étudier de la littérature fantastique, alors que de la SF ou de la fantasy, jamais, jamais. Concernant la fantasy, pour avoir un peu traîné sur le site elbakin.net , j’ai remarqué que les membres les plus actifs du forum (et en particulier l’équipe qui s’occupe du site) sont en majorité des étudiants ou anciens étudiants en littérature ou en histoire. Donc pas vraiment des scientifiques. Pour la SF, par contre, je serait plutôt d’accord. C’est logique d’ailleurs, la SF a par définition une approche scientifique, encore que ce côté scientifique est plus ou moins marqué suivant le type de SF, le monde de la SF étant extrêmement varié.

  2. Je ne trouve pas ça paradoxal. Ca dépend du ton de la série. Certaines séries ou films veulent faire réalistes, mais racontent n’importe quoi. Pour moi c’est le cas de tous les films se passant dans notre monde. A mon avis, quand on veut faire quelque chose de supranormal ou une technologie étrange, soit ou n’essaie pas d’expliquer (par exemple dans Stargate, on ne sait pas comment fonctionne les zak paralysant, ni pourquoi le 3ème tir fait disparaitre le cadavre – heureusement qu’ils ne sont pas essayer à expliquer.), soit on trouve une explication qui tient la route, ou qui est au moins possible (le principe des portes des étoiles, c’est à dire la dématérialisation d’un corps en information est thériquement possible).

    après, dans un autre univers (comme tous les univers où la magie existe par exemple), les axiomes de base ne sont pas les même, on peut donc imaginer n’importe quoi (excellent exemple du genre, les annales du disque monde, de terry pratchett, ou le monde est un disque portés par 4 éléphant reposant sur une gigantesque tortue).

    Bref, à mon avis, ce qui gêne, c’est le décalage entre les connaissances du lecteur/spectateur et ce qu’il voit qui se rapporte de ces connaissances. Par exemple, j’ai beau avoir des connaissances nulles en organisation militaire, je suis souvent énervé par la façon dont les choses se déroulent dans stargate Atlantis, alors qu’ils sont sensé avoir une formation militaire (au moins pour les militaires). Je n’ose même pas imaginer ce que dois penser un vrai militaire XD

  3. Tiens j’ai commencé à le lire le disque monde (premier tome) ce week-end. J’en suis déjà à la moitié :) C’est vrai que c’est totalement dénué de sens si on essaie de le rapporter à notre monde.

  4. Je pense aussis que le faite de critiquer un film, et de ne pas commenter un livre qui traite les mémes arguments dépends de notre culture. On a tellement l’habitude de parler mal des films americains, qu’on a tendence à voire touts les moindres défauts, chose qu’on ne fait pas forcément avec un bon roman de fantaisie.

    Pour ce qui concerne Pratchett, il est de loin mon auteur préferè justement à cause de l’ambigue rapport entre son monde et le notre. Le "but" de Pratchett, comme le dit Lyr, n’est pas d’étre réaliste, mais de faire une critique constructive de la societé moderne (et d’étre originale).

    Lyr, ça fait un an que j’éssaille de faire lire un Pratchett à Ekho, tu pourrait lui preter quelques-chose, toi que semble t’y connaitre :-) ?

  5. Quoi, Ekho n’a jamais lu de Pratchett ? Mais c’est un grave manque à ta culture, Maëren Coco ! Il faudrait au moins que tu lises un tome du Disque-Monde pour voir à quoi ça ressemble. Ça ne t’engage en rien : les tomes ne sont pas très longs et relativement indépendants.

    @Lyr : Justement, dans le Disque-Monde, ce qui est intéressant, c’est que les axiomes de bases ne sont pas les mêmes, mais que les conséquences des axiomes de base sont logiques (pas par rapport à notre monde, mais par rapport à la "physique" du Disque-Monde, oui). C’est d’ailleurs une part importante de ce qui fait le charme de l’oeuvre : cette logique dans l’absurde, c’est absolument délicieux.

  6. @Eldermê : oui, c’est ce que je disait : si on change les axiomes, on peut imaginer n’importe quoi en respectant ces axiomes. Ou plus exactement : si on veut imaginer n’importe quoi, il suffit de prendre des axiomes correspondant ^_^ Par contre, même dans un univers fantastique, si ce qu’il se passe est en contradiction avec les axiomes, je râlerais comme je le fais dans les films "réalistes" qui racontent n’importe quoi !

  7. @ Eldermê :

    A mon avis, la plupart des films/romans/BD sont entre le "complètement fantaisiste" et le "hyper réaliste". Dans le cas du dessins ci-dessus, pour moi, il s’agit d’un film d’action à la Arnold Scharzenegger. Et c’est précisément dans ce genre de films qu’on critique à fond quelque chose qui pourrait tout à fait être pris pour un film non réaliste, point.

    @ Lyr :

    On sent une forte influence Stargatienne… Serais-tu à la fin de la série ?! :-D

    @ Sentinel, Lyr et Eldermê :

    Et oui, j’avoue, je n’ai jamais lu Pratchett… Mais je suis en pleine campagne de rattrapage littéraire. Laissez-moi finir la trilogie des fourmis et j’y arrive…

  8. @ Ekho :
    Et justement, je ne trouve pas cela paradoxal, "point". ;) Dans le cas d’une oeuvre de fantasy (ou de SF), le lecteur sait qu’il lit de la fantasy/SF. Donc ce serait ridicule de sa part de critiquer le côté pas réaliste, puisqu’il a choisi un domaine qui par définition n’est pas censé se passer dans notre monde (en tout cas, dans notre monde tel que nous le connaissons). Dans le cas d’un film non estampillé fantasy/SF, comme un film d’action, la scène est censée se passer dans notre monde (même si l’objet du film est de montrer des cascades et de l’action, et pas d’être réaliste, nous sommes d’accord sur ce point), et là le scientifique s’amuse à critiquer (on peut trouver cela ridicule aussi, d’ailleurs, mais il n’empêche que le contexte n’est pas le même).

  9. Petite digression…
    Je sais que, dans les faits, énormément de travaux dits "de science fiction" sont en fait complètement fantaisistes, mais c’est simplement parce que le terme s’est rapidement galvaudé ; au contraire, si on s’en tient à la définition première du genre, tel que l’en établi les premiers grands auteurs de SF, c’est un genre qui se veut parfaitement "réaliste". Quelque chose qui s’appelle "X fiction" (cf. aussi ce qu’on nomme la "politique fiction") consiste à écrire une fiction plausible et fidèle à X – la SF peut donc se définir comme "une fiction ancrée dans les dernières découvertes et les spéculations scientifiques". Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, au-delà des lecteurs, les auteurs de SF eux-mêmes sont souvent des scientifiques.
    Malheureusement de nos jours on parle de SF à tort et à travers, dès qu’il y a une once d’espace, d’extra-terrestre, de futur, ou de voyage de temps. Mais la SF, stricto sensu, doit avoir contenir une réelle réflexion sur le rapport entre l’homme et la technologie, rapport qui tend d’ailleurs souvent vers le métaphysique. Ainsi par exemple les écrits d’Asimov sont bien de la science fiction, tandis que Star Wars n’en est pas du tout, car dans Star Wars la technologie "plus avancée" n’est pas ce qui pose problème, ce n’est qu’un élément contextuel, tandis que le coeur du récit demeure épique et même, via les Jedi, bien plus proche des codes de la fantasy que de la SF…

    Pour en revenir au sujet : la question n’est pas vraiment de savoir si une oeuvre de fiction se veut ou non réaliste, la question, que vous avez tout à fait soulevée avec Pratchett, c’est de savoir si ce qu’on nous propose est cohérent en interne. Que James Bond ne se fasse toucher par des balles malgré le flot tiré vers lui est particulièrement irréaliste (cf la façon dont c’est tourné au burlesque dans le dernier OSS 117), mais en général ça passe, parce que le personnage est représenté comme un surhomme, un "héros" au sens gréco-latin, tel Achille. Par contre, un film comme "Dejà vu", pour ceux qui l’auraient vu, n’a pas de sens, puisqu’à la fois certains éléments du passé prouvent que le soi-futur du héros a déjà voyagé dans le temps, et à la fois, lorsqu’on le voit, nous, retourner dans le temps, il parvient à tout changer…

  10. Oui, c’est pour ça que J’adore les livres de science fiction d’Asimov (en particulier le cycle des robots, qui raconte la création et l’évolution des Robots sur Terre, de façon très réaliste, avec beaucoup de réflexions intéressantes)

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