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S’inquiéter

Date : mercredi 26 février 2014 à 20h22
Numéro : 477/548 • Auteur : • Lien court : http://ekh.io/vt

Catégorie : Citations • Tags : ,

Une citation découverte par hasard il y a quelques temps, et que j'aime beaucoup par les temps qui courent...

Lorsque le problème a une solution, il ne sert à rien de s'inquiéter ;
Et lorsqu'il n'en a pas, s’inquiéter ne change rien.

- Proverbe Arabe

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6 commentaires

  1. Ce proverbe me met un peu mal à l’aise.

    Déjà, séparer les problèmes entre ceux qui ont une solution et ceux qui n’en ont pas, c’est à mon avis bien simpliste. Souvent il n’y a pas une solution géniale qui résout tout, ni rien à faire du tout parce qu’on ne peut rien changer à quoi que ce soit, mais plusieurs solutions plus ou moins bonnes, ou plutôt plusieurs solutions qui ont chacune des avantages et des inconvénients, où il va être bien difficile de choisir entre la solution la meilleure (ou la moins mauvaise selon le point de vue).

    « S’inquiéter », ça peut être se préoccuper du problème et des nouveaux problèmes que peuvent entrainer telle ou telle solution partielle, donc d’éviter que le remède soit pire que le mal (il y a un autre proverbe qui dit que c’est souvent le cas 😛 ). Dans ce cadre, c’est quelque chose de positif à mon avis.

    D’autres fois il n’y a pas vraiment de solution, mais ça ne veut pas forcément dire qu’on ne puisse rien faire du tout. On peut venir auprès d’un parent ou d’un ami malade proche de la mort : ça ne va pas le guérir miraculeusement, mais ça peut l’aider dans ses derniers moments. Dire « s’inquiéter ne change rien », pour moi c’est un peu nier la souffrance des personnes.

    En fait, à part « on va se prendre une météorite qui va détruire la Terre », je vois peu de situations où il n’y a strictement rien à faire. Et quand un problème a une solution sans conséquence fâcheuse, effectivement on ne s’inquiète pas : il suffit d’appliquer la solution, et voilà tout va bien. Mais est-ce que c’est vraiment un problème alors ?

    Bref on va dire que je suis d’accord avec le proverbe, mais qu’à mon avis il ne s’applique qu’assez rarement ^^

  2. Un autre cas borderline avec ce proverbe, c’est que l’existence ou pas d’une solution n’est pas forcement quelque chose de trivial.

  3. Mmmh…

    J’ai l’impression (mais je peux me tromper) que vous considérez que le cœur de ce proverbe et l’existence ou pas d’une solution à un problème.

    Moi, je le comprend plutôt comme une parabole (sans doute simpliste, mais c’est le but d’un proverbe) du ressenti face à un problème : l’inquiétude, quel que soit le cas, n’apporte rien à la résolution du problème.

    Pour moi, le cœur du proverbe est bien l’inquiétude (mais effectivement, on peut lui donner divers sens).

  4. On peut effectivement le recentrer sur l’inquiétude, mais…

    Si tu as de l’inquiétude pour un problème,
    Soit tu peux maîtriser ton inquiétude, du coup pas de soucis
    Soit tu ne peux pas, et ce proverbe ne t’apporte pas grand chose 😉

    Bon, je plaisante, mais il est vrai qu’en général l’inquiétude peut être dure à maîtriser. Ce proverbe peut aider, je suppose.

  5. J’ai l’impression que vous voyez l’inquiétude comme quelque chose de bloquant, qu’au mieux on pourra « faire taire » pour se concentrer sur le problème. L’inquiétude serait forcément négative, donc.

    Je pense que l’inquiétude peut pousser à chercher une solution au problème. Si un sujet plus ou moins grave n’inquiète pas, pourquoi se casser la tête à chercher une solution ?

    Je précise que je comprends « problème » dans le proverbe comme quelque chose de négatif qui nous tombe dessus (ou une situation qui se dégrade), pas dans le sens « exercice intellectuel » qu’on pourrait résoudre juste pour la beauté de la chose.

    Quand ça ne va pas, je trouve que commencer par s’inquiéter est une réaction tout à fait saine !

  6. Je suis tout à fait du côté d’Eldermê sur ce coup !

    Désolé de politiser la discussion, mais si on prend, par exemple, la crise écologique, ce serait bien que la majorité sorte soit du déni, soit de la résignation façon « on n’y peut rien », et commencent réellement à s’inquiéter !

    Ce n’est qu’un exemple, mais on peut l’étendre aussi aux crises humanitaires, par exemple, ou aux crises financières : tout militant le sait, la première dimension « problématique » d’un problème, c’est justement de le faire reconnaître comme problème, et d’élever les consciences ! Que je sache, l’esclavage n’était pas considéré comme un problème en Occident avant que Louis de Jaucourt (et d’autres bien sûr) ne commencent à le remettre en cause – et l’histoire ne se termine pas là, puisque même après l’abolition de la traite des Noirs, il a fallu, encore, un certain nombre de « donneur d’alerte » pour continuer sur le voie de l’égalité : Luther King, Mandela, etc.

    Bref, s’inquiéter, intellectuellement, c’est bien ! C’est lorsque l’inquiétude devient trop émotionnelle qu’elle devient, à son tour, un problème…

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