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Gazouillis de la semaine du 27/12/2014 au 02/01/2015

Date : dimanche 4 janvier 2015 à 10h16
Numéro : 488/548 • Auteur : • Lien court : http://ekh.io/w7

Catégorie : Gazouillis sur Twitter • Tags : , ,

Science

Je vous conseille de jeter un oeil aux curiosités de l'année. C'est assez étonnant.

Réseaux sociaux

Le problème de la fameuse "TV connectée" et du transmédia, c'est que Twitter se retrouve pollué par toujours plus de hashtags en rapport avec des émissions (de haute teneur culturelle, j'en suis sûr)...

Réflexion

Etonnant, ce propectus Légo. Sans entrer dans le débat de la fameuse théorie du genre, dédier des jeux de construction aux garçons ET filles me semble plus qu'évident. Quant au 3eme tweet, je crois que c'est ce qui marquera nettement cette année pour ma part, tant personnellement que professionnellement. J'ajouterais que j'ai aussi l'impression de me durcir, ce qui ne me semble pas un mal pour autant...

Actualité

Une bonne nouvelle pour une mauvaise nouvelle...

Cinéma

Le second tweet montre une photo des deux actrices de l'officier Uhura : dans la série Startrek originale et dans les deux derniers films.

Séries

A ce sujet, comme annoncé, l'article de mon blog arrive à grand pas...

Magic

La seconde extension du bloc Tarkir se dévoile à grand pas... Si je n'accroche pas à l'ambiance de ce nouveau plan constitué de steppes et de clans en guerre, je suis assez intrigué par la présence d'hédrons sur Tarkir, comme le montre la seconde illustration, alors que ceux-ci sont typiques de Zendikar !

Humour

Je crois que j'ai éclaté de rire sur le dernier tweet.

2015

Et encore bonne année !

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7 commentaires

  1. Je ne peux pas m’empêcher de rebondir sur ta remarque sur le prospectus lego et la « théorie du genre ».

    Le genre est un sujet qui a bien agité les médias ces derniers temps. Comme j’ai lu un certains nombre de choses qui m’ont passablement énervée, j’ai essayé de creuser un peu la question et de me renseigner par moi-même.

    Tu dis que tu n’entres pas dans le débat, mais sais-tu que le terme que tu emploies n’est pas neutre ? En très gros, les études de genre ont pour objectif de mettre en évidence tout ce qui est construit sociologiquement dans la définition du masculin et du féminin. Le genre, c’est donc un champ d’études, un concept, un outil de réflexion.

    L’expression « théorie du genre » ne vient pas des chercheurs. C’est un épouvantail agité par des personnes qui ont une idée bien arrêtée de ce que doit être un homme ou une femme, et refusent ces études. Il vaut donc mieux à mon avis éviter d’utiliser ce terme.

    J’ai joué au Lego quand j’étais gosse. L’idée que ces jeux de constructions ne me soient pas destinés en tant que fille ne m’aurait même pas effleuré l’esprit.
    Pourtant de ce prospectus ou encore d’une publicité dans les années 80 où on voit une fillette qui tient fièrement sa construction en Lego, nous sommes passés à « Lego friends », des Legos quasiment préconstruits (!) et avec des personnages beaucoup plus sexualisés que les Legos originaux, destinés aux petites filles. Beurk.

    Un petit lien avec l’image de la pub en question, et les legos Friend avec du rose, des papillons et des petits coeurs.

    J’aimerais que quand ma fille aura quelques années de plus, il lui paraisse aussi évident qu’à moi à l’époque que n’importe quel jeu lui est autant destiné qu’à un petit garçon. Je suis triste de constater qu’en 2014, cela semble bien moins évident que dans les années 80.

  2. Concernant le Genre, je suis assez d’accord avec toi : c’est un domaine d’étude sur la part d’acquis quant à la définition du masculin et du féminin.

    Cela dit, c’est agité ces derniers temps par deux types de mouvements (diamétralement opposés et relativement extrémistes) : ceux qui prétendent que tout le genre est inné (normal que les hommes réparent les PC et les femmes fassent la vaisselle) que tu évoques, mais aussi ceux qui prétendent que tout le genre est acquis (au point qu’il est normal que chacun puisse acquérir n’importe quel genre indépendament de son sexe).

    Tu as raison : certains jeux/jouets mixtes ont pris un genre récemment… Je pense aussi au « nerf » orienté fille en forme d’arcs roses. Cela dit, des légos tels que tu les montre, il y en avait aussi à notre époque. Réciproquement, je me souviens très bien de jouer à la dinnette quand j’étais gamin.

  3. En disant que « le genre est l’étude de la part d’acquis quant à la définition du masculin et du féminin », tu poses déjà comme premier l’existence d’une dualité stricte, par essence, entre deux principes, « féminin » et « masculin ». Ce qui n’est pas très scientifique…
    Une meilleure définition des études de genre serait donc : l’étude de la genèse, de la structure et des transformations d’un mode d’organisation sociale fondée sur la différenication des caractères sexuels.
    (On pourrait ajouter « selon les diférentes époques et les différentes cultures », si ce n’est pas suffisemment explicitement sous-entendu.)

    Le fait que dans notre société on ne « reconnaisse » pas l’existence du phénomène d’intersexualité, que ce soit dans l’état civil (donc dans l’identité officielle) ou même dans l’apparence physique (la chirurgie d’assignation de sexe est, sinon obligatoire, du moins imposée sans recours possible par le monde médical aux nouveaux-nés pas assez différenciés), n’est pas une question d’inné ou d’acquis, mais ça rentre parfaitement dans le type de comportement anthropolique étudié par les études de genres (certaines sociétés traitent différemment leurs intersexes, et ne se représentent pas du tout la chose en terme d’handicap d’ordre médical).
    D’un point de vue naturaliste, l’argument comme quoi l’intersexuation ne peut être que le signe d’un disfonctionnement, d’une malformation, au sein d’une espèce sexuée est rendu caduque par le fait que de nombreuses espèces à reproduction séxuée possèdent au contraire une majorité d’individus sans caractères sexuels (insectes sociaux par exemple), ou que d’autres espèces passent la majeure partie de leur existence asexués et ne gagnent des caractères sexuels que temporairement, jusqu’à parfois connaître les deux sexes à différentes phases de leur vie (certains poissons) – on pourrait donc parfaitement avoir fait le choix anthropologique de faire une place culturelle aux individus intersexués, même s’ils sont extrêmement minoritaires chez les mammifères.

    Dans une tout autre problématique, on sait de plus maintenant que des traits considérés comme innés, car génétiques, sont en fait des traits acquis à des générations antérieures, par le biais de phénomènes dits « épigénétiques ». Là, on est dans la biologie pure, pas dans les sciences humaines !
    L’ADN ne se transforme qu’au hasard par mutations, certes, la totalité de l’ADN ne s’exprime pas dans chaque cellule (sinon nous n’aurions pas de cellules différenciées !) ; ce qui fait qu’un gène s’exprime ou non dans une cellule dépend donc aussi de facteurs extérieur au code lui-même, via des caractères qui sont adaptables à l’environnement, et transmissibles à la progéniture.
    Or, une des découvertes de ce champs d’études très récent, c’est que la différence de taille entre femmes et hommes, qu’on considère souvent comme un caractère sexuel secondaire, d’abord varie beaucoup selon le type géographique, et surtout se réduit de génération en génération si on soumet les individus exactement au même régime alimentaire. Mais comme, au cours de l’histoire, pendant de nombreuses générations, hommes et femmes n’ont pas été soumis aux mêmes pratiques alimentaires (menus plus protéinés pour les hommes, alors que les femmes – surtout de condition modeste – mangent proportionnellement moins de viande, etc.), les gènes de croissance chez la femme ont été progressivement atténués par des blocages épigénétiques, créant ainsi cette situation où l’homme est en moyenne plus grand que la femme…
    C’est bien la preuve que, dans ce domaine très précis au moins, « le genre précède le sexe » : on a créé une caractère sexuel secondaire à partir de nos comportements, en assignants des régimes alimentaires disctincts selon le genre culturel.

    Bref…

    Tout ça pour dire : le genre n’est pas quelque chose d’indépendant du sexe, au sens ou il y aurait d’une part un bloc d’acquis, et d’autre part un bloc d’inné voir de complètement artificiel et irrationnel ; le genre est le LIEN (qui marche dans les deux sens) entre d’une part une réalité bilologique (bien moins duale et surtout bien moins fixe qu’on le croit) et les interprétations et représentations qu’on lui donne sur le plan symbolique.

  4. En disant que « le genre est l’étude de la part d’acquis quant à la définition du masculin et du féminin », tu poses déjà comme premier l’existence d’une dualité stricte, par essence, entre deux principes, « féminin » et « masculin ». Ce qui n’est pas très scientifique…

    A moins de considérer que le genre et le sexe sont indissociables.

    Je comprend ton point de vue, Dark Para. Mais pour ma part, je ne peux pas m’empêcher de mettre d’un coté le sexe d’un individu (et ce que cela peut drainer d’indissociable) qui est dual, et l’ensemble des construction sociales acquises plus ou moins liées au sexe (dans lequel je classerais les études de genre).

    Comment définis-tu exactement « intersexualité » ?

    Ta comparaison entre l’être humain et les insectes ou poissons me semble quand même sacrément tirée par les cheveux ! On ne peux pas transposer comme ça les comportement entre des espèces qui n’ont absolument rien à voir ! Que tu reste dans le domaine des mammifères, à la limite… Mais là…

    Quant à l’épigénétique, je ne connaissais pas les découvertes dont tu parles, mais elles ne me surprennent pas. Ca me semble assez logique que les comportements (et même les lieux d’implantation) des sociétés humaines aient une influence sur les croisements génétique et les mutations, engendrant des caractéristiques biologiques plus ou moins artificielles. Ceci étant, dans le cas des différences de taille entre hommes et femmes, il me semble que c’est constaté de tous temps et en tous lieux de la planète, non ?

    Mon avis sur la question, c’est que l’être humain se décompose en deux sexe exclusifs (à quelques rares exception prêts). Cela draine un certain nombre de caractéristiques innées et indissociables de cette caractéristique biologique. Pour autant, les sociétés humaines ont bâti là-dessus de nombreuses structures sociales qu’il est intéressant d’étudier et éventuellement remettre en cause.

  5. Ekho a écrit :

    Comment définis-tu exactement « intersexualité » ?

    […]

    Mon avis sur la question, c’est que l’être humain se décompose en deux sexe exclusifs (à quelques rares exception prêts).

    L’intesexualité ou intersexuation (le premier terme à la défaut de faire croire à un comportement sexuel, j’aurais mieux fait d’utiliser le second), c’est le fait, pour un individu d’une espèce sexuée (a fortiori les mammifères, dont l’homme), de ne pas présenter un phénotype identifiable COMME RELEVANT DE L’UN OU L’AUTRE SEXE.
    (j’ai pas tout à fait repris la formulation wikipedia, mais je mets quand même leur article http://fr.wikipedia.org/wiki/Intersexuation)
    C’est un phénomène a prirori rare, en proportion du moins, ce qui fait qu’il est facile de l’évacuer de la discussion au titre de « quelques exceptions près ». Mais bon, même avec les estimations épidémiologiques les plus basses, à savoir 1 naissance sur 1000, ça veut quand même dire que dans notre population mondiale actuelle de 7 milliards, on a 7 millions d’individus qui n’auraient pas de place dans notre culture si elle était mondialisée.

    Mon passage par les insectes et les poissons n’est tiré par les cheveux que si on lui donne plus de portée de ce que je lui donnait : je le répète, le seul but de cette phrase était d’invalider une affirmation pseudo-logique et pseudo-fontionnaliste comme quoi une espèce sexuée, parce qu’elle nécessite pour la reproduction des organes et femelles, devait alors forcément se composer exclusivement d’individus mâles et femelles. Cela suppose de considérer tous les individus comme des reproducteurs, alors qu’on sait très bien que la stérilité existe.

    En fait ce qui me pose problème dans ta définition, c’est qu’on ne sait jamais si tu parles, lorsque tu emploies le mot « sexe », du pouvoir procréateur (qui est un attribut de l’individu : il ou elle « a » un sexe), ou de l’identité d’un individu (qui est de l’ordre de l’essence : il « est » un homme, elle « est » une femme).

    Or c’est là que le le principe « d’exclusivité » achoppe. Exclusivité veut dire deux choses : il exclut qu’il y ait de la place pour autre chose (ce qui se heurte à la réalité, puisque d’un point de vue fonctionnaliste, on a forcément trois ordres : matrice, fécondateur, stérile), d’une part, et il exclut aussi qu’il y ait la moindre perméabilité entre les « deux » (ou trois, etc.), d’autre part.

    Vient alors la question de savoir, lorsqu’il y a ambiguité (i.e lorsque la part fonctionnelle est, justement, disfonctionnelle, et qu’on ne peut donc plus s’appuyer dessus comme base identitaire), ce qui permet de trancher, le « fondement » en quelque sorte du sexe. On peut être génétiquement XY, physiologiquement équipé de gonades féminines, et connaître un développement hormonal pubertaire masculin. Et cela, « naturellement ».
    Ou artificiellement, d’ailleurs, puisqu’au vingt-et-unième siècle où nous sommes, le génie biologique permet de ne pas rester totalement passif face au donné sexuel identitaire (jusqu’à voir apparaître, comme outre-atlantique, des « hommes enceints », qui sont des transexuels FtM – « female to male » – ayant conservé un utérus fonctionnel), ni au donné reproductif (la stérilité peut, dans certains cas, se soigner, ou se contourner, par la technique de la FIV par exemple).

    Je ne sais pas si je t’avais déjà donné cet exemple, mais dans certaines cultures tribales africaines, ce qui définit le sexe social, c’est d’abord la parenté. Du coup, pour être reconnue comme femme/mère, il faut enfanter, avoir ce pouvoir de créer la vie. Un individu indéniablement stérile (une femme qui n’aurait pas de menstruations par exemple, ou n’importe qui mutilé du bas-ventre) sera plutôt, par défaut, considéré comme devant assurrer un rôle social masculin (chasse, guerre, etc.), même s’il s’agit à la base d’un individu de sexe « féminin ». Il y a donc bien dualité des sexes sociaux, mais fortement « décalé » par rapport à nous.
    À l’inverse, dans plusieurs cultures traditionnelles animistes d’Asie du Sud-Est ou d’Océanie, on constate l’existence d’un troisième genre (qui concerne parfois certains hommes, parfois certaines femmes), avec des rôles sociaux spécifiques (notamment sur le plan religieux), et dont l’assignation relève plus de logiques ésotériques (l’individu est vu comme la réitération – à ne pas confondre avec une réincarnation – d’un ou d’une de ses ancêtres) que de la capacité reproductive réelle de l’individu.
    À noter que le mouvement de lobbying contemporain qui se revendique comme « queer » ne réclame pas le droit politique de choisir son genre (à l’opposé de lobbys transsexuels), mais de choisir de ne pas avoir de genre (ce qui sur le plan symbolique est très différent) – avec le « look » androgyne qui va avec.

    Donc parler d’exclusivité, lorsqu’on fait du sexe non plus seulement un attribut fonctionnel mais une base d’identité (avec plusieurs « couches » : apparente, biologique, psychologique, sociale, administrative) ce n’est pas de l’ordre du constat, c’est, déjà, de l’ordre de l’interprétation des faits.

  6. (Arf je me suis pas relu !!!! Désolé. Et évidemment, j’ai sauté des mots dès le départ…
    Donc, je reprends. Ekho, si tu peux éditer les commentaires de tout le monde – je ne sais plus -, peux-tu juste remplacer la définition stp ?

    « L’intesexualité ou intersexuation (…), c’est le fait, pour un individu d’une espèce sexuée (…), de ne pas présenter un phénotype identifiable COMME RELEVANT DE L’UN OU L’AUTRE SEXE. »

    Voilà voilà…)

  7. Corrigé. 🙂

    Il me reste à trouver le temps de te répondre.

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