Sélection artificielle

Cet article a été publié il y a 14 ans. Son contenu est sans doute daté, tant sur la forme que sur le fond... Toutefois, cela n’empêche pas d'échanger à son propos. N'hésitez donc pas à vous exprimer en commentaires à la fin de l'article.

Vous pensiez que la disparition des dinosaure était un fait naturel ? Une conséquence de l’histoire de notre planète ?!

Que nenni ! 😀

Geek bordelais, féru de science, amoureux de technologies, mordu de SF, amateur de fantasy, épris de jeux en tous genre, adepte de réflexions diverses. Et j'aime le canard, aussi.

24 commentaires

  1. @JPEG : euh … et si on essayais tous de faire avancer les choses sans insulte ça serai mieux non!! Enfin après c’est toi qui voit …

    @Ekho oui je suis d’accord mais ça a fait « echo » (lol même pas fait exprès ) à un souvenir d’il y a kelke semaine ou un stagiaire s’est un peu laisser aller (il est normalien) et de dire que l’évolution est une supercherie et que les dinosaure sont un canulard de dieu… enfin bref un tas d’ineptie (adam et eve ne serait pas une parabole ou autre mais la seule vérité)… et ce petit dedssin d’allure anodin moi me faisait penser : ça gve dire ke le creationisme a raison ça se trouve yavait deux arche dont une avec les dino a couler… et perso refractaire à toute justification de la religion.. enfinbref je prefere les caricature qui montrer un noe mis en dérision ou un pretre dans une mauvaise posture.
    Voilà étant scientifique je pense que tu me comprendra: je vois même dans un milieu d’élite scientique les thèses retrogrades et antiscientifique avancer … moi ça m’inquiète

  2. Bah moi, ce dessin m’avait rire justement par son originalité : il est rare qu’on arrive à combiner la Bible et les dinosaures.

    Après, je n’ai pas le même rejet immédiat et total de tout ce qui est religieux (quelque soit la tendance), que toi. Si la science pose de bonne bases sur l’explication du fonctionnement du monde, elle est loin d’apporter toutes les réponses, et je doute qu’elle y parvienne un jour (sinon, ça serait sacrément triste). Les religions ont une place, pas en confrontation à la science, mais en parallèle, en complément. Les sagesses, les philosophies, les valeur ou simplement l’Histoire qu’elles portent ne sont pas « scientifisables ».

    Comme tu dis, il ne faut pas mélanger les deux.

    Mais j’ai envie d’ajouter : il ne faut pas non plus tomber dans le travers inverse : faire de la science une vérité absolu, un monolithe incontestable, un paradigme à imposer à tous… Car à ce moment là, le science elle-même devient… une forme d’intégrisme presque religieux ! ^_^ (Je dis ça, car c’est des comportements que j’observe parfois.) Il ne faut pas non plus oublier que les science est une mosaïque de théories, plus ou moins solides, et perpétuellement en mouvement.

    A mon avis, sciences et religions ont chacune leurs places, dans les rouages qui forme le Monde…

    Voilà, c’était la minute philosophique.

  3. C’est surtout que la science et la religion n’ont pas le même but.

    La science cherche a expliquer le « comment », la religion le « pourquoi ». Du coup, elles ne s’opposent pas.

    @Pierre : tu sais, je te trouve assez psychorigide… En gros, les seuls caricatures qui te font rire, ce sont les caricatures qui se moquent de la religion. Comment réagirais tu si je te disais que les seuls caricatures d’homo qui me font rire, ce sont celles qui se foutent de leurs gueules (et je sens qu’il faut que je précise, je ne le dis pas, c’est au conditionnel, hein) ? Tu sais, l’histoire de la paille, de la poutre et de l’oeil, tout ça, tout ça…

    Quand à essayer de chercher le soutien à une thèse completement tirée par les cheveux dans un dessin à visée clairement humoristique, je pense que la tournure de ma phrase laisse assez bien voir ce que j’en pense…

  4. « JPeG dit:
    LOL encore un commentaire super utile »
    « Pierre dit:
    euh … et si on essayais tous de faire avancer les choses sans insulte ça serai mieux non!! Enfin après c’est toi qui voit … »

    Dis moi où je t’ai insulté, et on en reparle, ptit gars.
    —> Je parlais de mon commentaire, mais apparemment, tu l’as pris pour le tien, et mal pris de surcroit. Je le faisais sur le ton de la rigolade, au fait.

    Et effectivement, maintenant que j’y pense, il était encore plus inutile que le mien.
    Mais je suis quand même un peu d’accord avec toi sur ta dernière phrase:
    « je vois même dans un milieu d’élite scientique les thèses retrogrades et antiscientifique avancer … moi ça m’inquiète »
    —> ça m’inquiète aussi!

    A deux nuances près :
    – thèse est, pour moi, un mot extrêmement fort et donc son utilisation est à nuancer.
    – rétrograde est également un mot puissant

    Et pour anti-scientifique, je suis aussi perplexe, mais je pense voir à peu près de quoi tu parles
    —-> parce que je pense qu’on peut en mettre, des choses sous le mot antiscinetifique.

    Je me penche plus sur le coté honnêteté intellectuelle.

    J-1938

  5. @ Lyr :

    +1000 pour ta citation. C’est précisément ce que je voulais dire, mais je préférais utiliser mes propres mots pour développer un peu.

    J’avais découvert cette phrase dans la bouche d’un gamin de dix ans, il y a quelques années. Et ça calme ! 😀

    Et histoire de faire un peu de psychologie de comptoir, je ne pense pas vraiment que Pierre soit psychorigide. Je pense plutôt que ça a pour but la provocation gratuite (et sans effet, en ce qui me concerne), qu’elle soit consciente ou non. D’ailleurs, il me semble qu’il l’avait lui-même revendiqué dans un des commentaires du blog. Peut-être une façon d’attirer l’attention, alors qu’il y a des manière plus nobles et plus interessantes pour ça (et qui lui sont largement accessibles)… Mais bon, c’est sa méthode de communication pour l’instant (je pense aussi à ses status facebook, souvent accrocheurs voire aggressifs, plutôt que seulement informatifs)… ^_^

    @ Ji-Pi :

    En fait, il y a un double sens au mot « thèse » employé par Pierre. Je ne sais pas trop s’il veut parler des sujets de thèses (bac+8) ou des thèses en général (contraire d’antithèses)…

  6. Ouais, ba l’agression permanente, perso ça me soule. J’ignorerais désormais tous les messages de Pierre que je jugerais agressifs.

    Pour ce qui est des thèses retrogrades : faut y aller molo. Tout le monde n’a pas forcement la même conception du monde et de la vie, et ce que tu considère rétrograde peut sembler une avancée pour d’autres (Je ne développe pas plus, je ne sais pas de quel genre de thèse tu veux parler). Il y a de grand scientifiques athées, d’autres croyant, d’autres agnostiques, certains sont humanistes, de gauche, de droite, on doit surement avoir aussi certains appartenant aux extrêmes,… Bref, ça reste des hommes. Il y a des thèses « rétrograde » qui se développent, mais aussi des thèses « prograde ». Je pense que ça a toujours été, et que ça risque pas de s’arrêter de si tôt.

    D’ailleurs, au passage, j’ai regardé la position d’Einstein vis à vis de la religion, c’est assez intéressant (source : wikipedia) :

    Einstein écrit plusieurs textes traitant des relations entre science et religion. Dans son article paru en 1930, Einstein distingue trois formes de religion : la première est due à la crainte et à une incompréhension de la causalité des phénomènes naturels, d’où l’invention d’êtres surnaturels. La deuxième est sociale et morale. La troisième qu’Einstein appelle « religiosité cosmique » est une contemplation de la structure de l’univers. Elle est compatible avec la science et n’est associée à aucun dogme, ni croyance. Einstein déclare être religieux, mais seulement dans ce troisième sens qu’il voit dans le mot religion.
    […]
    Einstein […] répète qu’il est « un non-croyant profondément religieux. »

    Je n’ai pas tout à fait la même conception (je serais plutôt agnostique), mais celle-ci trouve quand même un assez large écho en moi.

  7. Oui, le rapport qu’entretenait Einstein avec la religion était assez particulière et mérite que l’on s’y penche.
    Tout comme Lyr, sa troisième conception de la religion m’interpelle particulièrement.

    @Ekho : effectivement, je constate que c’est plutôt agressif et rugueux comme méthode.
    On dirait un joueur de foot italien qui tombe dans la surface tout seul pour avoir son penalty 😀
    (ok, je sais que vous n’êtes pas très foot… mais j’aime bien l’image)
    Après, ptetre qu’en connaissant mieux la personne, je m’y habituerais.

    J-1937

  8. Pour ma part, je crois que je me retrouverais plutôt dans la seconde définition d’Einstein (bien qu’elle soit un peu trop succincte pour bien la cerner) : un ensemble de préceptes moraux et sociaux. Mais à condition d’y adhérer sincèrement et après réflexion, et non en les admettant « bêtement ».

  9. Oulah, oulah, mais c’est qu’Ekhorizon s’enflamme encore !

    @ Pierre : déjà, je me permets, en toute cordialité, de relever une erreur manifeste. Tu dis : « et ce petit dedssin d’allure anodin moi me faisait penser : ça gve dire ke le creationisme a raison ça se trouve yavait deux arche dont une avec les dino a couler… et perso refractaire à toute justification de la religion.. enfinbref je prefere les caricature qui montrer un noe mis en dérision ou un pretre dans une mauvaise posture. »
    Apparemment, la signification de ce dessin humoristique t’es passé à côté, parce que justement, si tu aimes « les caricatures qui montrent un Noé mis en dérision », tu devrais adorer ce dessin ! Petite analyse sémiologique.
    Partons du titre : « one more theory ». Le principal procédé argumentaire des créationnistes, c’est de nier la scientificité du principe d’évolution, principe qui est la conclusion de trop nombreuses études, quel que soit leur point de départ (paléologie, décodage du génome et phylogénèse, virologie et bactériologie, etc.), pour être ignoré. Pour cela, ils bloquent l’état des savoirs (on pourrait dire le paradigme) aux travaux de Darwin, suffisamment novateurs, et donc, partiellement intuitifs à son époque, pour être qualifié de « théorie ». Bien entendu Darwin n’avait pas tout juste, et ce qu’on sait aujourd’hui des mécanismes de l’évolution ne correspond pas à 100% à ses intuitions (les recherches récentes sur les phénomènes « épigénétiques » conduisent d’ailleurs à réintroduire une troisième voie dans le débat, qu’on croyait résolu, Darwin-Lamarck). Or, que souligne le titre de notre dessin ? C’est que les créationnistes sont incapables d’opposer à l’évolutionnisme « plus » qu’une théorie. Ils ne peuvent qu’accumuler d’autres théories, toutes plus farfelues scientifiquement parlant les unes que les autres, pour essayer (en vain) de se mettre au niveau des arguments scientifiques. Comme par exemple, de dire que c’est le déluge qui a fait disparaître les dinosaures (Noé n’aurait pas eu assez de place dans son arche ?), ou, comme ce dessin, de prétendre que les hommes étaient suffisamment avancés technologiquement au temps de Noé pour exterminer eux-mêmes les dinosaures, à coup d’obus dignes des forces armées américaines…
    Bref, voir en ce dessin un humour pro-créationnisme est un non-sens !

    @ Tous : pour ce qui est de l’opposition religion – science, bien entendu je suis d’accord avec vous sur le principe, mais il ne faut pas non plus être naïf : la religion est une chose, les institutions cléricales une autre ; et malheureusement, le fait que l’essence du religieux repose sur la foi – c’est à dire sur l’adhésion volontaire à des dogmes dont on n’a en soi qu’un pressentiment – permet très facilement aux clercs de se donner une aura de « selfrighteousness » (désolé, je ne trouve pas de concept assez précis en précis en français) qui leur permet de s’exprimer, au-delà du spirituel, sur le temporel – que ce soit la science, ou la politique… Et le danger, bien sûr, pour la science, c’est qu’elle est forcée pour ce défendre d’ériger elle aussi certains de ces modèles en dogmes, la forçant à progresser non linéairement, mais par à-coups (les fameux « paradigmes » – sans doute Einstein n’aurait pas eu tant de mal que ça à faire accepter la relativité si Newton, à son époque, avait du imposer, en plus de ces découvertes en elle-mêmes, une vision dogmatique de la physique capable de s’opposer aux visions obscurantistes…

    Bref, je m’égare sans doute un peu, et en plus j’ai faim, donc… hasta la vista, Baby !

    (Et, histoire de me la jouer provoc’, puisque c’est la mode dans ce fil de commentaires :
    « Saint Teilhard de Chardin, priez pour nous ! »)

  10. Eh oui ! C’était trop calme ces derniers temps ! ^_^

    Petite précision, à moins que j’ai mal compris ce que tu voulais dire : en ce qui nous concerne, l’évolution est toujours une théorie, même si un très grand nombre d’études y convergent. Et elle pourra difficilement être autre chose un jour, puisque je ne vois pas bien comment on pourrait la démontrer rigoureusement. On peut peut-être le faire pour des processus d’évolution accélérée, tels que les bactéries, ou des évolutions virtuelles, tels que les algorithmes génétiques (encore qu’il s’agisse à mon avis plutôt d’observations, et non de démonstrations), mais prouver ça à « notre » échelle… Y’en aura toujours pour dire que « pour nous, c’est différent », et je ne vois pas comment démontrer le contraire.

  11. Ekho serait-t-il non Popperien ?

    Puisque tu tiens au terme de « théorie », mieux vaut ré-examiner tout de suite de quoi se compose le savoir scientifique, car c’est le principe même à la base de tout protocole de recherche. Les positivistes voyaient le savoir scientifique comme une construction s’élevant progressivement, les pierres de base soutenant les étages supérieurs, chaque élément nouveau n’étant cimenté qu’une fois vérifié une fois pour toute. C’est une vision très naïve, car pour « vérifier », on n’a d’autre outil que l’expérimentation et l’observation : on va donc monter un protocole expérimental en vue de voir si son résultat permet de déduire l’hypothèse que l’observation pure et la réflexion nous avait induite ; malheureusement, tout le monde connaît ici je pense le fameux chat de Schrödinger, parfois l’observation expérimentale détermine le résultat de sa propre mesure, la chose observée étant modifiée par le fait même qu’elle est observée (c’est d’autant plus le cas en sciences sociales, où l’expérimentation directe est biaisée par le fait que les sujets se savent au milieu d’une expérience, tandis que la mesure ne peut se faire, pour question de moyen, qu’à travers des échantillon statistiques…).
    D’autre part, cela suppose que les « pierres » antérieures de la construction soient intouchables (à moins de raser tout ce qu’elles soutenaient et de tout reprendre), ce qui aurait rendu impossible la physique quantique par rapport à certains axiomes newtoniens.
    Alors, quelles concluions en tirer sur le savoir scientifique ? On ne peut pas décemment l’appeler « vérité » au sens absolu. En fait, il ne s’agit que d’un flot de « théories qui marchent », c’est à dire de « lois » qui sont corroborées (et non « vérifiées ») par des expériences nombreuses et réitérables à l’infini, et qu’aucune expérimentation ou observation réitérable à l’infini n’a permis de réfuter, totalement ou partiellement. Ni plus, ni moins.
    Pour en revenir à la fameuse « théorie de l’évolution », à ce jour, il n’en existe aucune réfutation scientifique, seulement des contradiction d’ordre métaphysique (et notamment, religieux). Je ne vois donc pas pourquoi on minimiserait sa place au sein du corpus des acquis scientifiques, car même si ce n’est sans doute pas la Vérité absolue, c’est une « vérité relative aux tests », et en ce sens elle est aussi solide que, par exemple la théorie des interactions fortes – toutes deux sont encore incomplètes, mais à ce jour, suffisamment corroborées par l’observation et l’expérimentation pour être admises par la communauté scientifique. De même que, au passage, la « théorie du réchauffement climatique anthropique », qui montre que l’activité humaine a agi comme un catalyseur pour augmenter et accélérer le phénomène actuel de changement des dynamiques climatiques sur Terre.

    Pour clarifier ce que je disais dans mon précédent post : oui, le savoir scientifique est constitué de théories scientifiques et non de vérités absolues, mais ces théories sont « scientifiques » au sens où elles sont, comme je l’ai dit, corroborables par des protocoles expérimentaux réitérables à l’infini d’une part, ainsi que par des mesures et observations elles aussi réitérables (pas forcément à l’infini pour ce qui est, par exemple, de dater des ossements, puisque la mesure est destructice de l’échantillon considéré, mais enfin au moins « quelques » fois), et que, à la date actuelle, elles restent à réfuter. Ce qui n’est pas le cas des « théories » farfelues présentées par les opposants, qui recourent à des arguments métaphysique invérifiables et irréfutables par nature, et donc, incapable de réfuter proprement.

  12. Une « vérité » scientifique, c’est une théorie qui, dans l’état actuel des connaissances, expliquent ce qui se passe et comment ça se passe, qui semble coller à l’observation, et que l’on arrive pas à prendre en défaut. ^_^

    c’est dire à quoi tient notre « connaissance » scientifique

  13. Hum… Je suis étonné par la faible longueur de ton dernier paragraphe, pour le moins inhabituelle ! J’espère ne pas t’avoir choqué au point de t’en faire perdre ta verve habituelle ! C’est qu’on s’y habitue, à tes pavés, en général fort instructifs d’ailleurs.

  14. J’ai sans doute argumenté de façon incomplète, mais je suis entièrement d’accord avec tout ça !

    C’est ce que je voulais dire, en prenant l’exemple de l’évolution (car c’était le propos ici), mais il en va de même pour l’ensemble de la science : rien n’est sûr et certain. L’ensemble des paradigmes sont régulièrement remis en cause, et évoluent de temps en temps.

    La science n’est vraie que jusqu’à ce qu’on trouve un contre-exemple, qui débouchera sur une science « plus juste »… jusqu’au prochain contre-exemple. Et ainsi de suite…

    Je ne stigmatisais pas du tout « l’évolution » plus que le reste.

  15. … C’est ce que je voulais dire, quand je disais que la science n’est pas monolithique, est ne représente pas une vérité vraie et absolue. C’est pour ça que la théorie de l’évolution (au même titre que toutes les autres) ne doit pas être prise pour un fait incontestable et définitivement acquis.

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